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LES MÉDIAS ET LA JUSTICE
L’impact des médias sur l’opinion publique en matière de criminalité et justice pénale

 

PREMIÈRE PARTIE
L’influence des médias et la couverture médiatique de la criminalité

 

L’impact de la couverture médiatique sur l’opinion publique

Les médias occupent une place importante dans nos vies et font partie des sources d’information qui permettent aux gens de se forger une opinion.  En matière de criminalité, près de 95 % des gens citent les médias comme première source d’information sur ce sujet.[1]  Le dernier sondage sur la justice au Canada nous révèle que les répondants accordent plus d’importance à l’information provenant des médias qu’à celle divulguée par le gouvernement.[2] 

C’est donc dire le rôle important que jouent les médias en matière de perception de la criminalité et du système judiciaire.  D’autant plus qu’en ce qui concerne le milieu carcéral, c’est souvent la seule façon pour la population de savoir ce qui se passe derrière les murs.

Quelques chercheurs se sont penchés sur la question de l’impact des médias sur l’opinion publique.  Il semble que les médias influencent la perception des gens de quatre façons : en rapportant plus fréquemment les crimes extrêmes ou atypiques, en accordant beaucoup de place aux crimes graves, en choisissant davantage des crimes comportant des victimes vulnérables et des criminels invulnérables et en rapportant de façon pessimiste ce qui a trait au système de justice.[3]

La répartition des crimes et la couverture médiatique de la criminalité

Les évènements judiciaires rapportés par les médias ne sont certes pas inventés, mais ils ne reflètent pas la réalité.  On constate que les faits divers que les médias choisissent de rapporter ne sont pas ceux qui, dans les faits, sont les plus importants en termes de fréquence, de tendance ou de représentativité des personnes contrevenantes en cause.[4]

La criminalité occupe une place de choix dans les médias. « La proportion varie d’un pays à l’autre, mais la plupart des études révèlent que la criminalité représente de 10 % (dans les journaux de qualité) à 30 % (dans les tabloïdes) du contenu moyen de l’ensemble des journaux.  Les bulletins de nouvelles nationaux accordent plus de place à la criminalité, et les nouvelles locales encore davantage. »[5]

Non seulement la criminalité occupe une place de plus en plus grande dans les médias, mais ce sont les crimes les plus graves et souvent les plus exceptionnels qui prennent la plus grande place.  L’auteur et journaliste Dan Gardner compare la criminalité réelle à celle présente dans les médias à une pyramide inversée. Dans les faits, se sont les crimes que l’on peut qualifier de « moins graves » qui constituent la majorité des crimes et qui forment la base de cette pyramide. Plus l’on monte, moins les crimes sont fréquents et on retrouve à son sommet l’homicide, qui est sans contredit le crime le plus grave, mais le moins commis.

Or, l’image de la criminalité présentée par les médias inverse cette pyramide : les meurtres et autres crimes graves occupent une large part des faits divers alors que les crimes bénins sont peu ou rarement rapportés.
Les règles d’écriture de presse forcent le journaliste à rapporter la nouvelle de la façon la plus concise possible.  Ainsi, les médias vont souvent se contenter de décrire le crime et sa victime, sans que se questionne outre mesure sur le risque d’en être victime, sa fréquence, les motifs du délit et les politiques qui pourraient protéger les victimes.  « En réalité, les médias accordent très peu d’attention à la criminalité, mais ils ne cessent jamais de parler des crimes »[6]

Le fait que la perception du public en ce qui concerne la distribution relative des crimes se rapproche davantage de la représentation des médias que de celle de la police démontre un réel impact de la presse sur l’opinion publique.[7]

À long terme, cette répartition médiatique s’imprègne inconsciemment dans l’imaginaire collectif et crée l’illusion d’une criminalité pire qu’elle ne l’est en réalité.  Il y a là danger d’un véritable cercle vicieux.

Comme le souligne le criminologue et journaliste Georges-Andrée Parent, « un des effets de la “survisibilisation” des crimes dans les médias (une certaine criminalité surtout), que ce soit pour les décrire ou sous le prétexte de les prévenir ou d'assister les policiers dans leur enquête, est certainement la peur qu'elle peut engendrer. Plus on diffuse une certaine image du crime, plus on fait peur... Et plus on fait peur, plus le public réclame des policiers et des pouvoirs pour le policier... Et plus il y a de policiers, plus on enregistre de crimes... Et plus il y a de crimes, plus on en parle, plus on achète de journaux... Nous sommes encore ici plongés dans la relation complice médias-police. »[8]

Non seulement les médias présentent-ils une vision déformée de la criminalité, ils ont également tendance a présenter une image « stéréotypée » des victimes.  « Les médias accordent beaucoup plus d’attention aux incidents dont les victimes sont des enfants, des femmes ou des personnes âgées, selon une tendance ayant un effet particulièrement trompeur dans les cas de ces dernières puisque ce sont les citoyens les moins susceptibles, et de loin, d’être victimes d’un crime. ».[9]

Dans les faits, les personnes âgées de 65 ans et plus sont moins susceptibles que les personnes plus jeunes d’être victimes d’une infraction avec violence.  En 2007, les aînés représentaient 2 % de toutes les victimes de crimes violents déclarés par la police.  Bon nombre de gens seraient également surpris d’apprendre que la proportion de femmes victimes d’homicide s’élevait, en 2008, à 24 % et que ce taux poursuit une tendance générale à la baisse depuis le début des années 1960.  De leur côté, les enfants risquent dix fois plus d’être victimes d’un accident mortel que d’un meurtre : le taux de mortalité en raison d’un homicide chez les enfants âgés de 1 à 14 ans s’élevant à 0.4 /100 000, contre 10.6 pour les mortalités causées par un accident.  Pourtant, ce sont les victimes qui sont les plus souvent représentées dans les délits rapportés par les médias.

Le phénomène des vagues de crime 

Bon nombre de chercheurs ont étudié le phénomène des vagues de crime dans les médias, qu’on pourrait expliquer ainsi :

« Les journalistes découvrent quelques crimes se ressemblant, on en fait état puis on parle d'une vague. Chaque jour, les médias recherchent des nouveaux cas, ce qui incite les policiers à en enregistrer davantage, les témoins à en déclarer plus et les victimes à rapporter des incidents qu'ils auraient tus en d'autres temps. Résultat : on crée un sentiment de peur généralisé.  Sociologues, psychologues, criminologues et autres spécialistes s'emparent du phénomène et en font un problème social. Les procureurs sont plus alertes dans ce genre de dossier, les juges ont tendance à donner des sentences qu'ils veulent plus dissuasives et les politiciens s'emparent de la chose et concoctent des politiques ou des lois venant renforcer le contrôle social. »[10]

Durant les années 1984-85 à Montréal, à la suite de la disparition de trois enfants, les journalistes révélaient une « vague » de meurtres d’enfants.  À la fin des années 80, on parlait d’une « vague » d’attentats contre les chauffeurs d’autobus de Montréal.  Or, « dans tous ces cas, les statistiques ont démontré que les crimes enregistrés ne correspondaient absolument pas à la vague de crimes décrite dans les médias. Dans les cas des chauffeurs d'autobus de la STCUM, une recherche a même établi qu'il y avait eu moins d'attentats pendant la “vague” qu'au cours de la période correspondante l'année précédente! »[11]

L’ensemble des études sur les vagues de crime étudiées par Georges-Andrée Parent arrive à la même conclusion : « l'augmentation du volume de reportages consacrés aux crimes de la vague ne correspond pas à une augmentation statistique équivalente de ces crimes et les vagues de crimes cessent le jour où les médias cessent d'en parler. »[12]

Un sociologue américain, Barry Glassner, a démontré que la couverture médiatique aux États-Unis dans les années 1990 a servi de diversion pour certains politiciens.  « Lorsque la couverture médiatique laisse croire à une vague de criminalité imminente dirigée par des “superprédateurs” issus de quartiers pauvres, le réflexe n’est pas de s’interroger sur l’utilité de sabrer dans les programmes sociaux au cours des dernières années et de leur influence sur la criminalité dans les centres urbains.  La question n’est pas non plus de savoir si les “superprédateurs” existent réellement ou si la violence a bel et bien augmenté.  La population aura le réflexe de demander plus de sévérité face aux délinquants ».[13]

Toujours aux États-Unis, on a assisté dans les années 1980 à une montée de l’inquiétude dans l’opinion publique au sujet d’enlèvement d’enfants par des pédophiles.  Alors que les médias et certains dirigeants politiques répètent que 50 000 à 75 000 enfants étaient arrachés à leurs parents chaque année, personne ne se questionne sur la provenance de ce nombre, ni sur le risque réel qu’un enfant soit enlevé.  Le public se faisant de plus en plus craintif, le Congrès des États-Unis a chargé un organisme fédéral de faire la recherche nécessaire sur les disparitions d’enfants.  Suite à l’analyse des données, les auteurs dénombrent 115 cas d’enlèvement d’enfants par un étranger ou une connaissance lointaine, ce qui représente un risque d’enlèvement à 0.00016 %.  Nous sommes loin des 50 000 cas rapportés par les médias.[14]

La peur du crime

La surmédiatisation des crimes sensationnels a également un impact sur la perception des gens à l’effet qu’ils puissent être victimes du crime. 

Pour la majorité, la peur du crime est un concept abstrait puisque « les gens, pour se former une idée de la criminalité en dehors des lieux qu’ils fréquentent, ne peuvent le faire qu’à partir d’une expérience relativement abstraite, en s’appuyant sur des informations qui, en fait, sont constituées de fragments d’images, d’opinions entendues, se mêlant à des impressions personnelles. »a href="#_ftn15">[15]

Les médias de masse, plus particulièrement la télévision, ont un effet insécurisant. On a démontré que « les personnes qui regardent beaucoup la télévision auraient davantage tendance à croire que leurs voisins ne sont pas sûrs, à assumer que le taux de criminalité est en hausse et à surestimer les risques qu’elles soient victimes d’un acte criminel. »[16]

« Pire, les médias propageraient souvent des idées fausses quant à la criminalité, influençant négativement le sentiment de sécurité, notamment en oblitérant les statistiques démontrant que la criminalité est en baisse. »[17]  Alors qu’une hausse de la criminalité fera l’objet d’une attention médiatique quasi assurée, les médias passent souvent sous silence les baisses.

« Imaginez qu’un organisme gouvernemental publie un rapport sur la violence conjugale qui révèle que sa fréquence s’est accrue des deux tiers depuis 10 ans et a atteint un niveau sans précédent.  Et imaginez maintenant que les médias ne disent pas un seul mot sur ce rapport.  Aucun article, aucune lettre du lecteur en colère, aucun reportage analysant cette tendance inquiétante.  Évidemment, c’est impossible.  Et pourtant, en décembre 2006, le Bureau des statistiques judiciaires des États-Unis a publié un rapport montrant que les cas de violence conjugale aux États-Unis avaient diminué de près des deux tiers au cours des 10 années précédentes et n’avais jamais été aussi peu nombreux.  Cette bonne nouvelle renversante est presque complètement passée inaperçue. »[18]

On a pu observer une situation semblable au Canada.  Les médias ont fait grand état en mai 2008 d’une hausse de 3 % de la criminalité chez les jeunes à la suite de la publication d’un rapport de Statistique Canada portant sur la criminalité juvénile en 2006. Or, les médias ont complètement passé sous silence les dernières statistiques sur la criminalité, parues en juillet de la même année, qui indiquaient une baisse de 2 % en 2007 et qu’outre la hausse exceptionnelle de 2006, le taux de criminalité chez les jeunes poursuit une tendance globale à la baisse depuis 1991, année record de la criminalité.

Le fait qu’on retrouve pratiquement à tous les jours dans la presse des faits divers de nature judiciaire alors qu’on ne parle qu’une fois par année du taux de criminalité réel (lorsque les nouvelles statistiques sont disponibles) peut certainement expliquer qu’une majorité de gens croit à tort que la criminalité est à la hausse.

Le Sondage national sur la justice de 2007 révèle que 57,8 des répondants croient que le taux de criminalité à augmenté au cours des cinq dernières années au Canada et 29,9 % pensent qu’il est demeuré le même.  Seuls 12,3 % avaient vu juste en affirmant qu’il avait diminué.[19] 

Le constat est similaire du côté des jeunes contrevenants : 78 % croient que la criminalité juvénile a augmentée au cours des cinq dernières années et 17 % croient qu’elle est demeurée identique.  Seuls 5 % ont donné une réponse conforme à la réalité en indiquant qu’elle avait diminué.  Mentionnons que dans ce dernier sondage, 79 % des répondants ont identifié les médias comme principale source d’information sur le système de justice pénale pour les jeunes.  « Très peu (8 %) se fondent sur des sources spécialisées, par exemple des cours universitaires, des rapports gouvernementaux ou des livres ». [20] 

Une idée profondément ancrée

Les médias ont un tel impact qu’il semble difficile de renverser le point de vue des gens sur le système judiciaire.  À preuve, dans le cadre du sondage sur la justice, on a demandé aux répondants de se prononcer sur les statistiques relatives à la libération conditionnelle.  Après avoir indiqué aux gens que 55 % des délinquants admissibles à une libération conditionnelle ont été refusés en 2005, la majorité (soit 71 %!) a dit croire que la proportion des délinquants remis en liberté conditionnelle était supérieure à ce nombre.  Une majorité doute également des données relatives à la criminalité, croyant que celle-ci a augmenté.  Pourtant, comme l’indiquent les auteurs de l’enquête, « bien que certaines données (p. ex., le taux de criminalité) soient tributaires de facteurs méthodologiques comme les erreurs de déclaration, le nombre de détenus libérés chaque année par la Commission nationale des libérations conditionnelles est incontestablement exact ».[21]

Aussi, selon ce même sondage, 66 % des gens croient que le gouvernement est dans la bonne voie avec sa stratégie S’attaquer au crime.  Toutefois, seuls 8 % des répondants ont affirmé être très au fait de cette stratégie.  Pire encore, même après avoir reconnu leur méconnaissance sur la stratégie du gouvernement, les répondants n’ont pas changé leur opinion quant à sa justesse.

Que dire également de cet exemple où une « victime qui spécifie que la version des journaux de l’évènement qu’elle relate est fausse, ce qui ne l’empêche pas de croire ce que les journaux racontent au sujet d’autres vols »![22]

Populisme pénal

On a aussi démontré que la représentation médiatique d’évènements criminels a des conséquences sur l’établissement des politiques pénales par les politiciens usant de « populisme pénal ». 

Le populisme pénal est un terme définissant « une politique ou une série de politiques populaires qui tentent de répondre à des demandes populaires – qu’elles aient été exprimées ou non.  Ainsi, un politicien usant de populisme pénal tentera de récolter un maximum de votes en tablant sur la peur du crime, un évènement criminel souvent exceptionnel, mais surmédiatisé. […]  Or, les politiques populistes peuvent être mises en œuvre malgré leur détachement de légitimité scientifique, préférant le registre émotionnel aux critères rationnels. »[23]

Des chercheurs ayant étudié la question du populisme pénal ont dénombré aux États-Unis trois évènements médiatiques majeurs qui ont influencé les réactions populaires et politiques face à la sévérité pénale au cours des années 80 et 90 : le décès par surdose d’un joueur étoile de baseball, la récidive d’un criminel noir profitant d’une permission de sortie en 1988 et le meurtre d’une jeune adolescente par un ancien détenu en 1993.  « Comme c’est fréquemment le cas dans les médias, trois évènements tragiques, mais se révélant tout de même des événements isolés et non une tendance lourde, ont influencé l’opinion publique qui, elle a amené des changements importants dans les politiques pénales. »[24]

Au Québec, nous relevons également le même type d’évènements médiatiques marquants.  Nous pouvons citer pour exemple l’histoire Bastien-Livernoche qui a amené une réforme en profondeur du système correctionnel. Cet évènement, bien qu’il s’agisse d’un cas extrême et isolé, est encore aujourd’hui souvent rappelé dans les médias et demeure ainsi fort présent dans l’imaginaire collectif.

Les tenants du discours de « la loi et l’ordre » usant de populisme pénal, qu’ils soient politiciens, journalistes ou autre, font donc régulièrement appel aux émotions en prenant appui sur la désinformation des médias et en se servant d’évènements criminels marquants pour faire passer leur idéologie et leurs politiques.[25] En voici quelques exemples :
Dans un article du Journal de Québec relatant une conférence de presse de Mario Dumont, on peut lire : « Le chef adéquiste croit que ce n’est finalement qu’une question de temps pour que se produise un autre événement déplorable, comme l’avait été la mort atroce du jeune Alexandre Livernoche, tué par un détenu en absence temporaire… »[26]

Ou encore, dans un article du Journal de Québec au sujet de la réduction temporaire de quatre mois de la fréquence des vérifications (appels téléphoniques et visites à domicile) auprès des personnes en sursis, on amorce l’article par une citation de monsieur Pierre-Huges Boisvenu qui affirme : « Est-ce que ma fille Julie est morte pour rien? Est-ce que le petit Livernoche est mort pour rien? ».[27] 

Le populisme pénal fait généralement appel à l’émotion ou à la peur.  La stratégie utilisée est fort simple : la personne fait appel à l’émotion en s’accolant à un évènement tragique dans le but d’obtenir l’appui et d’éviter toute contradiction.  « Un autre trait rependu de ce type de marketing politique réside dans la tenue de conférence de presse où des responsables politiques se présentent en compagnie de parents éplorés et l’adoption de loi baptisée du nom d’enfants qui sont morts dans des circonstances à la fois exceptionnellement terribles et rares ».[28] De cette façon, on tente de donner l’image que ceux qui s’opposent à l’idée avancée manquent de compassion envers les familles des victimes.  C’est pourtant loin d’être vrai.

Bref, comme l’a révélé le sondage national sur la justice de 2007, le public est mal informé sur la réalité et les politiques gouvernementales en matière de lutte à la criminalité.  Il en résulte un manque de confiance envers le système de justice pénale.

La majorité des répondants ayant cité les médias comme principale source d’information sur le sujet, bien au-devant des sources officielles gouvernementales, nous pouvons déduire que les médias sont en partie responsables de cette désinformation.

Ayant une perception erronée de la criminalité, les gens sont donc plus réceptifs aux discours populistes en matière pénale.  C’est ce qui permet aux auteurs du sondage de dire « qu’en raison du manque de confiance à l’égard du système de justice pénale, toute mesure qui vise à lutter contre le crime serait probablement bienvenue, quelle qu’en soit la forme ».[29]

Cette tendance a également été soulevée par Sotirovic (2001) qui dénote que « l’usage que font les gens des médias joue un rôle dans la relation entre leurs connaissances des évènements et la façon dont ils en sont affectés.  Cette relation influencerait la préférence des citoyens pour deux types de politique envers le crime : punitive ou préventive.  D’après Sotirovic, la préférence pour des politiques préventives requiert un processus de réflexion complexe alors que la préférence pour des politiques punitives serait directement liée à un sentiment de peur. »[30]   Ce qui est loin d’être rassurant…

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Sources :

[1] : DUBOIS, Judith.  La Couverture médiatique du crime organisé—Impact sur l’opinion publique?  Ottawa, Gendarmerie Royale du Canada,  2002. p. 3
[2] : LATIMER, Jeff et Norm DESJARDINS.  Sondage national sur la justice de 2007 : lutte contre la criminalité et confiance du public,  Ottawa, Ministère de la Justice du Canada, 2007, p. 14.
[3] : DUBOIS, Judith.  Op. Cit. p. 6
[4] : Idid. p. 5.
[5] : GARDNER, Dan.  Risque : La science et les politiques de la peur, Montréal, Les Éditions logiques (version française), 2009, p. 250.
[6] : GARDNER, Dan.  Op Cit. p. 250.
[7] : DUBOIS, Judith.  Op. Cit. p. 5
[8] : PARENT, Georges-André.  « Les médias : source de victimisation », dans Criminologie, Vol.23, nº2, Montéral, 1990, p.62-63.
[9] : GARDNER, Dan.  Op Cit. p. 254
[10] : PARENT, Georges-André, Op. cit., p. 64-65.
[11] : Ibid, p. 65.
[12] : Ibid, p. 65-66.
[13] : LAMALICE, Olivier.  Opinion publique, incarcération et système pénal aux États-Unis : les influences de la classe politique et des médias, Ottawa, ministère de la Sécurité publique du Québec, 2006, p. 26.
[14] : GARDNER, Dan.  Op Cit. p. 247.
[15] : LOUIS-GUÉRIN, Christiane.  « La peur du crime : Mythes et réalités », dans Criminologie, Vol.11, nº2, Montréal, 1980, p. 72.
[16] : LAMACE, Olivier.  Op. Cit., p.19.
[17] : Ibid, p. 20.
[18] : GARDNER, Dan.  Op Cit. p. 251
[19] : LATIMER, Jeff et Norm DESJARDINS.  Sondage national sur la justice de 2007 : lutte contre la criminalité et confiance du public,. Ottawa,  Ministère de la Justice du Canada, 2007, p. 16.
[20] : LATIMER, Jeff et Norm DESJARDINS.  Le Sondage national sur la Justice de 2008 : le Système de justice pour les jeunes au Canada et la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, Ottawa, Ministère de la Justice du Canada, Ottawa, 2008, p. 11 & 18.
[21] : LATIMER, Jeff et Norm DESJARDINS.  Sondage national sur la justice de 2007 : lutte contre la criminalité et confiance du public, Ottawa,  Ministère de la Justice du Canada, 2007, p. 15 & 32.
[22] : SOUBIRAN-PAILLET, Francine.  « Presse et délinquance ou comment lire entre les signes », dans Criminologie, Vol. 11, nº2, Montréal, 1980, p. 74
[23] : LAMACE, Olivier.  Op. Cit., p. 10
[24] : Ibid., p. 20
[25] : Ibid., p. 25
[26] : « L’ADQ passe à l’offensive », dans Le Journal de Québec, 27 janvier 2005.
[27] : « Surveillance réduite des détenus en sursis : « Ma fille est-elle morte pour rien ? », dans Le Journal de Québec, 10 janvier 2006
[28] : GARDNER, Dan.  Op Cit. p. 267
[29] : LATIMER, Jeff et Norm DESJARDINS.  Sondage national sur la justice de 2007 : lutte contre la criminalité et confiance du public, Ottawa,  Ministère de la Justice du Canada, 2007, p. 33.
[30] : DUBOIS, Judith.  Op. Cit., p. 7

 


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Mise en ligne le : février 2010
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